Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 11:39

38e journée du Championnat de Ligue 1 - Dimanche 20 mai 2012 à 21h00 : la dernière journée de ce championnat à rebondissements voit se rencontrer ce soir deux équipes aux histoires chargées d’émotions et de respect mutuel. Saint Etienne, actuellement 6e avec 57 points « grattent les pieds » de Bordeaux, 5e avec 58 points.

 


Bordeaux doit gagner ce soir pour rester en cinquième position qualifiante pour l'Europa League, encore inespérée il y a peu… Les girondins devront se passer de deux atouts, Maurice-Belay et Henrique, tandis que St Etienne a son effectif au complet. Bordeaux reste sur une belle dynamique, les stéphanois sont moins en forme : deux défaites face à Paris (2-0), Nancy (3-2) et un nul à domicile contre Marseille (0-0). 

 

 

L’équipe de Francis Gillot pour le FC Girondins de Bordeaux : Carrasso – Mariano, Sané, Planus, Ciani, Trémoulinas – Nguemo, Plasil, Obraniak – Gouffran, Diabaté. Remplaçants : Olimpa, Chalmé, Marange, Ben Khalfallah, Traoré, Bellion, Saivet.

 

L’équipe de lAS Saint-Etienne : Ruffier – Perrin, Marchal, Mignot, Ghoulam – Guilavogui, Lemoine, Clément – Gradel, Aubameyang, Sako. Remplaçants : Coulibaly, Ebondo, Batlles, Nicolita, Alonso, Sinama-Pongolle.

 

 

Quand Diabaté se réveille…


Mr Anthony Gauthier, l’arbitre de la rencontre en donne le coup d’envoi devant environ 27000 spectateurs dans ce Chaudron magique qu’est le Stade mythique de Geoffroy Guichard. Le match tient ses promesses dès la 8e minute de jeu à l’image de cette splendide transversale de Nguemo pour Mariano, il remet à Gouffran qui loupe hélas sa reprise. Bordeaux est bien en place mais St Etienne est très motivée derrière et dans ses contres. Bordeaux est « tiède » en défense. Saint Etienne met une pression énorme qui porte ses fruits à la 19e. Sané dégage mal son camp, Aubameyang est à la récupération, il centre pour Guilavogui qui reprend le cuir de volée et le met au fond des filets de Carrasso : 1-0. Le stéphanois écope du premier carton jaune de la partie pour avoir enlevé son maillot dans l’euphorie du but. Il va falloir aux girondins une bonne dose de concentration et de volonté pour revenir au score. 23e : Trémoulinas adresse un centre pour Diabaté qui trompe Ruffier d’une tête placée juste sous la barre. Cette égalisation relance les débats. A la 26e Bordeaux frise la correctionnelle : Carrasso est à la parade sur un dégagement approximatif de Trémoulinas, le ballon revient dans le camp girondin tel un boomerang, puis il est repris par Sako qui le frappe sur Aubameyang. 28e : Un splendide centre en ciseau d'Obraniak est pour la tête de Diabaté qui marque ainsi un doublé au second poteau, 1-2. St Etienne va devoir sortir de sa réserve, à la 33e : une tête stéphanoise amène Trémoulinas à sauver ses buts sur sa ligne. Gradel et Sako sont virevoltants et incitent tantôt Mariano ou Planus à dégager leur surface in extrémis. 39e : Aubameyang se joue de Ciani et centre pour Guilavogui dont la tête est juste à côté... Les Verts dominent cette fin de mi-temps et poussent Bordeaux dans ses retranchements. 45e+1 : Mariano est averti pour un tacle en retard sur Ghoulam. Mr Gauthier renvoie les adversaires aux vestiaires peu après sur ce score à l'avantage de Bordeaux.

 

 

Merci Gouffran !

 

Le jeu reprend ses droits avec les mêmes acteurs. St Etienne montre toujours autant de détermination lorsqu'à la 49e Perrin centre au cordeau pour Aubameyang qui, complètement esseulé, « scotche » littéralement Carrasso : 2-2. Les Verts sont conquérants, mais Bordeaux n'a pas dit son dernier mot. 57e : Trémoulinas et Plasil orchestrent un joli contre en une-deux, le capitaine bordelais remet à Diabaté, qui avait bien suivi, sa frappe ne prend pas Ruffier à défaut. Cette belle action sonne le glas de la domination stéphanoise pour laisser place à une parité dans le jeu et à une baisse de rythme. A la 66e la défense bordelaise « cafouille » à nouveau, Lemoine en profite et tire... à côté, Carrasso était battu ! Dans la minute qui suit, Lemoine prend un carton jaune pour une faute sur Plasil. 69e : Diabaté centre en profondeur, tandis qu'Obraniak occupe la défense stéphanoise en appelant le ballon, Gouffran se retrouve seul pour reprendre le cuir tranquillement et inscrire le troisième but girondin. Aux 71e et 74e Lemoine et Gradel cèdent leur place à Batlles et Sinama-Pongolle. Coup sur coup, à la 75e Sako percute, il frappe du pied gauche pour les gants de Carrasso, très vigilent ; et à la 76e Gouffran part seul en contre, il mystifie la défense stéphanoise, tire au but mais Ruffier capte à son tour. 82e : Ebondo remplace Perrin ; Gouffran sort au profit de Saivet. St Etienne presse Bordeaux qui recule...A la 88e Sané loupe un dégagement, Aubameyang le reprend, Ciani se jette courageusement et « sauve la mise ». 90e+1 : Diabaté prend le dernier carton jaune de la partie dont Mr Gauthier siffle la fin sur la marque de 2 à 3.

 

 

Cette belle victoire de Bordeaux laisse l'équipe à la 5e place avec 61 points et la qualifie pour l'Europa League. C'est une réelle performance sachant qu'en novembre les Marine et Blanc étaient à la 18e place de la compétition : bravo à Bordeaux qui finit en beauté une saison riche.

Par Hélène Pérol
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 11:35

La 37e Journée du championnat de Ligue 1 s'est déroulée dimanche 13 mai. Actuellement 7e de la compétition avec 55 points, Bordeaux peut encore accrocher l'Europe, tandis que Lorient, 13e avec 39 points est dans le milieu de tableau et joue encore pour le maintien en Ligue 1.


Pour son dernier match à domicile, Bordeaux va certainement se battre devant son public. Les Girondins sont dans une excellente dynamique et veulent poursuivre dans cette voie. Il faut gagner des points, donc ne surtout pas se faire battre et même être victorieux jusqu'au bout de ce championnat à rebondissements. Pas encore sauvée, Lorient ne se laissera pas faire car elle a cruellement besoin de points en vue de sa dernière et difficile rencontre qui l'opposera à Paris le week-end prochain.

 


L'équipe de Francis Gillot pour le FC Girondins de Bordeaux : Carrasso - Mariano, Henrique, Ciani, Trémoulinas - Obraniak, Sané, Plasil, Maurice-Belay - Gouffran, Jussiê. Les remplaçants : Keita - Chalmé, Planus - N'Guemo - Diabaté, Saivet.

L'équipe de Christian Gourcuff pour le FC Lorient : Janot - Koné, Bourillon, Ecuele-Manga, Le Lan - Mulumba, Romao, Coutadeur, Mareque - Campbell, Monnet-Paquet. Les remplaçants : Chaigneau - Baca, Jouffre, Barthelme, Emeghara, Diarra, Douniama.

 

Une mi-temps fermée

 

Mr Benoît BASTIEN, l'arbitre de la rencontre en donne le coup d'envoi devant environ 19300 spectateurs dans un stade Chaban-Delmas ensoleillé. L'affluence n'est pas énorme compte tenu de l'enjeu, pour le dernier match à domicile de la saison. Lorient tient le ballon en respect en ce début de match, son pressing incessant et son occupation du terrain gênent beaucoup Bordeaux. Les deux formations sont dans une phase d'observation qui génère un faux rythme avec tantôt un pressing de l'une ou l'autre des équipes, tantôt des contres bretons assassins. 12e : Campbell, véritable « poison » pour la défense bordelaise, s'infiltre seul face à Carrasso, qu'il essaie de lober en vain car le portier girondin, toujours aussi vigilant, capte le cuir. Bordeaux a vraiment

du mal à conserver le ballon malgré ses changements de rythme et ses tentatives de poser le jeu. A la 23e une jolie frappe de Maurice-Belay est contrée en corner par Janot. Campbell, encore lui, tire à nouveau au but à la 28e mais c’est heureusement hors cadre. Dans la foulée Jussiê est obligé de laisser sa place à Nguemo en raison d’un coup accidentel reçu sur la cheville à la 25e. Bordeaux, malgré une meilleure percussion, subit le joug des contres lorientais à l’image de Monnet-Paquet à la 45e+2 qui se retrouve esseulé dans la surface girondine sans toutefois trouver le cadre… Peu après, Mr Bastien renvoie les acteurs aux vestiaires sur ce score nul de 0 à 0.

 

 

La délivrance selon Carrasso... et Gouffran

 

Le jeu reprend ses droits dans un stade Chaban-Delmas où la tension est à son comble. Bordeaux, fébrile et contractée dans son jeu, n’arrive pas à se libérer. 53e : Lorient part à nouveau en contre, suite à un coup franc négocié par Obraniak pour la tête de Ciani mais dégagée par les Merlus. Campbell se joue de trois défenseurs girondins et assène une frappe terrible bien boxée des deux poings par Carrasso. Dans la foulée de cette action Bordeaux est au corner dont Obraniak se charge, Plasil est à la réception, sa reprise est repoussée sur sa ligne par un défenseur lorientais qui remet le cuir en jeu. Janot, bien en place sur le coup, se saisit du ballon qui revenait dans ses buts. Bordeaux joue plus vite et mieux… 56e : Ecuele Manga écope d’un carton jaune qui vaut un bon coup franc pour les Marine et Blanc. Plasil s’en charge à droite, c’est rentrant, mais Janot détourne la balle. A la 61e une erreur de la défense bordelaise risque de lui coûter chère : Mulumba « chipe » le ballon dans les pieds de Ciani, il centre pour Monnet-Paquet, ce dernier ne parvient pas à tirer, empêché par Carrasso qui s'impose. Saivet remplace Sané à la 63e. Bordeaux accélère vraiment le mouvement et presse Lorient sans toutefois parvenir à ses fins. 67e : Janot sauve encore ses coéquipiers sur sa ligne en détournant une splendide reprise piquée de la tête de Gouffran suite à un centre au cordeau de Maurice-Belay ! Campbell prend un carton jaune à la 77e, peu après Maurice-Belay sort sous l'ovation du public au profit de Diabaté. Henrique est averti à son tour à la 80e. Dans la minute suivante, Coutadeur et Mareque sortent, remplacés par Jouffre et Emeghara. 85e : Henrique prend un second carton jaune synonyme d'expulsion. Lorient tente le tout pour le tout à l'image de Monnet-Paquet à la 88e qui oblige Carrasso, impérial comme souvent, à se coucher pour sortir un excellent ballon en corner. La partie va alors basculer en faveur de Bordeaux à la 90e+1 lorsque Janot commet une faute sur Saivet dans sa surface. En effet le bordelais, dos au but lorentais, protégeait son ballon, tandis que Janot l'a vraisemblablement chargé illicitement et poussé au sol : Mr Bastien montre immédiatement le point de pénalty. Gouffran le transforme, prenant à contre-pied Janot, jusqu'alors tout aussi imprenable que Carrasso. L'arbitre siffle la fin de la rencontre sur ce score de 1 à 0 pour Bordeaux.

 

 

Ce résultat, cruel pour les uns, fait le bonheur des bordelais qui, grâce à cette victoire arrachée in extrémis, se retrouvent à la 5e place, tant espérée, de ce Championnat avec 58 points. Ils ont en effet profité des mauvais résultats de leurs poursuivants, Rennes, St Etienne et Toulouse.

Par Hélène Pérol
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 12:13

Actuellement 8e de la compétition avec 49 points, Bordeaux reçevait au stade Chaban-Delmas hier mercredi pour la 35e journée du Championnat de Ligue 1 l’équipe de Rennes. Elle est, elle, 4e avec 57 points.


Forts de deux belles victoires, l’une face à Marseille (2-1) et l’autre contre Sochaux (0-3), les girondins, incapables de tenir deux mi-temps sur le même rythme de jeu, auront à cœur de confirmer ses résultats encourageants. Rennes est dans une belle dynamique, elle se maintient dans le haut du tableau, sans toutefois « lâcher » ses poursuivants que sont Lyon, st Etienne (56 points pour les deux formations) et Toulouse (53 points). Son objectif sera donc « d’épingler » Bordeaux afin de creuser l’écart et ainsi, se rapprocher de la tête du classement.

 

L'équipe de Francis Gillot pour le FC Girondins de Bordeaux : Carrasso - Mariano, Henrique, Planus, Ciani, Trémoulinas - Plasil (cap.), Nguemo, Obraniak - Gouffran, Maurice-Belay. Les remplaçants : Olimpa, Chalmé, Traoré, Jussiê, Bellion, Diabaté, Saivet.
 
L'équipe de Frédéric Antonetti pour le Stade Rennais FC : Costil – Danzé (cap), Apam, Boye, Théophile Catherine – Doumbia, M’Vila, Féret – Kembo Ekoko, Hadji, Brahimi. Les remplaçants : Diallo, Mavinga, Kana Biyik, Tettey, Pitroipa, Boukari, Montano.

 

Une mi-temps au jeu fermé

 

Mr Sébastien Moreira, l'arbitre de la rencontre en donne le coup d'envoi devant environ 19500 spectateurs dans un stade Chaban-Delmas, un peu vide, noyé dans un beau soleil printanier. Les girondins évoluent dans leur nouveau maillot « third » composé du scapulaire blanc, d'une diagonale rose sur une couleur marine. Dès les premières minutes de jeu, les défenses verrouillent bien leurs camps respectifs. A la 7e Maurice-Belay hérite d’un très joli centre de Mariano qui avait fait le travail à droite, sa reprise de la tête est dans les airs. A la 8e M’Vila empêche deux fois de suite Obraniak de s’infiltrer à droite. 10e : Ciani est blessé au visage, vraisemblablement après un choc avec le ballon qu’il aurait pris très fort sur l’œil, le girondin revient dans le match mais son arcade sourcilière a doublé de volume. Cette blessure l’empêchant de bien voir, Francis Gillot est obligé de le remplacer par Saivet à la 16e. Le système de jeu est alors complètement refondu avec quatre hommes derrière ; Maurice-Belay est au milieu gauche, Obraniak à droite ; Saivet et Gouffran sont devant. Gouffran et Mariano pressent beaucoup la défense rennaise et obtiennent ainsi coup sur coup deux corners aux 20e et 21e minutes. Le faux rythme de la rencontre la rend un peu soporifique, les défenses font front et annihilent les moindres actions ne laissant à aucune des deux équipes le loisir de prendre le pas sur l’autre. 25e : Bordeaux lance une nouvelle offensive rapide à gauche avec Trémoulinas, très actif ce soir, qui ne peut redresser un centre en bout de course. Dans la foulée Nguemo se montre décisif sur un contre rennais qu’il intercepte bien. Les actions se suivent…et se ressemblent sans trouver le chemin des buts. Le jeu est trop approximatif de part et d’autres pour espérer être dangereux. 38e : Planus, qui pourtant semblait avoir taclé un ballon proprement, est sanctionné par un coup franc dont Kembo se charge d’une frappe cadrée, mais pas assez puissante pour inquiéter Carrasso dont c’est le premier véritable arrêt. A la 41e Féret obtient un corner que Kembo négocie encore bien, mais la balle nargue tout le monde dans la surface et passe tranquillement son chemin… Danzé se plaint de la cuisse à la 43e, il sort au profit de Mavinga. Peu après, Mr Moreira renvoie les acteurs aux vestiaires sur ce score logique de 0 à 0.

 

 

 L'efficacité retrouvée

 

Le jeu reprend ses droits sans changement de joueur, ni de tactique. A la 51e Henrique intervient remarquablement bien devant Féret, avant de relancer la balle sur Plasil. Dans la foulée Gouffran élimine son vis-à-vis défensif pour remettre le cuir à Saivet qui donne en une touche de balle à Obraniak, ce dernier assène une belle frappe et trompe Costil : 1-0. L'ouverture du score libère enfin le jeu. Apam, qui se plaignait de la cuisse depuis un petit moment, est remplacé à la 54e par Kana-Biyik. 58e : Saivet est à nouveau passeur décisif pour Nguemo qui fusille littéralement Costil des 20 mètres et double la mise. Très réalistes, les girondins de Bordeaux signent ici deux beaux buts dans le cours du jeu qui assomment et bousculent Rennes. Il faut toutefois se méfier des rennais à l'image de Kembo, parti seul à l'attaque à la 63e, il déclenche une frappe terrible des 30 mètres qui atterrit, heureusement, sur le poteau de Carrasso, battu. La rencontre s'est emballée depuis l'ouverture du score, elle est beaucoup plus alerte et plaisante à suivre. 66e : Carrasso, plus qu'attentif, capte une excellente remise de Féret et fait encore preuve d'assurance devant Hadji qui recevait un centre au cordeau de Kana-Biyik. A la 68e Trémoulinas, toujours aussi incisif, transmet le ballon à Obraniak qui, tenant bon face aux assauts de la défense rennaise, tire aux buts tandis que Costil repousse l'attaque rondement menée. Au même instant, Brahimi sort au profit de Pitroipa. L'entrée en lisse de l'excellent rennais dévoile les intentions de Frédéric Antonetti de revenir à la marque. A la 74e Pitroipa goûte aux talents de Henrique qui lui enlève le ballon très proprement. A la 77e Pitroipa, seul devant la cage de Cédric, reprend un corner à côté ! Les girondins se donnent les moyens de tenir le résultat avec solidarité et volonté. Maurice-Belay quitte la partie sous les applaudissements mérités des supporters à la 81e pour être remplacé par Jussiê. A la 88e un nouvel échange entre Plasil et Trémoulinas se solde par un centre pour Saivet qui frappe à la lisière du but. Gouffran est remplacé par Traoré à la 89e. Dans la foulée, un splendide corner rentrant tiré par Obraniak pousse Costil à claquer le cuir hors de son but ! La dernière belle action est à mettre au profit de Rennes qui a bien failli réduire le score sur un tir de Hadji qui s'était ouvert les buts grâce à une feinte de frappe. Carrasso était battu si le ballon n'avait pas tapé sa transversale... la chance et le talent sont avec Bordeaux ce soir. Mr Moreira siffle la fin du match sur cette victoire des Marine et Blanc 2 à 0.

 

 

Bordeaux a su faire preuve d'efficacité et de sang froid dans cette rencontre. Efficacité car elle a marqué ses deux buts sur les deux premières vraies actions de jeu, et sang froid car elle a préservé son avantage avec détermination. Elle est toujours 8e, avec 52 points. A deux points de Toulouse, quatre de St Etienne et cinq de ses adversaires du jour, elle se place en challenger pour encore prétendre à la course européenne.

Par Hélène Pérol
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 12:11

 34e Journée du Championnat de Ligue 1 : actuellement 19e avec 33 points, Sochaux est en difficulté dans une « zone rouge » du championnat qu’elle n’a plus quittée depuis la 19e journée et sa défaite à domicile face à Ajaccio (0-2). Bordeaux, forte de sa dernière victoire à la maison face à Marseille (2-1), est 8e avec 46 points.

 

En manque cruel de points Sochaux n’a rien à perdre, elle va tout donner surtout qu’elle aime l’attaque à l’image de son buteur Modibo Maïga qui a marqué 5 des 6 dernières réalisations sochaliennes. Littéralement « corrigée » la semaine dernière face à Paris (6-1), elle aura à cœur de relever la tête devant son public avide de résultats positifs. Bordeaux a d’autres objectifs que ses adversaires du jour, elle joue son maintien dans les 8 premiers du tableau. Elle a retrouvé ses marques et son football va mieux. Une palpable cohésion et volonté de travailler semblent enfin avoir pris le dessus, malgré une certaine cyclothymie ambiante hélas toujours de rigueur. Ce « match piège » sera donc difficile pour ces deux équipes.


L'équipe de Francis Gillot pour leFC Girondins de Bordeaux: Carrasso - Mariano, Henrique, Ciani, Trémoulinas - Obraniak, Sané, Plasil (cap.), Maurice-Belay - Jussiê, Gouffran. Les remplaçants : Keita, Chalmé, Nguemo, Saivet, Diabaté.

  

L'équipe d’Eric Hély pour le FC Sochaux-Montbéliard: Richert (cap.) - Sauget, Peybernes, Banana, Carlao - Poujol, Lopy - Boudebouz, Martin, Camara - Maïga. Les remplaçants : Cros, Mikari, Nogueira, Doubai, Roudet, Privat.

 

 

Maurice-Belay, passeur décisif

 

L’arbitre de la rencontre, Mr Turpin, en donne le coup d’envoi dans le stade Auguste Bonal devant environ 20000 spectateurs, inquiets des résultats de leurs protégés, mais qui ont pourtant bravé la pluie diluvienne qui s’abat sur la pelouse. Les Girondins mettent le pied sur le ballon dès les premières minutes de jeu à l’image de cette belle combinaison qui voit une frappe cadrée d’Obraniak à la 7e. Trémoulinas et Maurice-Belay se battent bien à gauche et offrent à la 12e minute la balle du premier but à Jussiê. Benoît s’est infiltré dans la défense sochalienne, il lance Maurice-Belay qui centre en retrait pour le brésilien, ce dernier la reprend du plat du pied à bout portant et trompe Richert, 0-1. Jussiê, de plus en plus décisif dans ses actions, signe encore un très joli but, son troisième en deux matches. La défense sochalienne semble plus que passive dans ce début de rencontre, elle laisse de nombreux espaces aux girondins qui s’y engouffrent. 15e : Boudebouz se charge d’un coup franc obtenu à 40 mètres des buts bordelais, sa tentative trouve Carlao qui loupe le cadre devant Carrasso. Dans la minute suivante, Jussiê, encore lui, manque sa reprise après avoir reçu un beau ballon de Mariano sur un centre en retrait, lui-même servi par Obraniak. Maïga, l‘excellent attaquant sochalien, pousse ses coéquipiers en avant. Bordeaux défend très bien à l’image de Henrique, à la 22e, qui annihile une action de Sauget. L’intensité des efforts bordelais a baissé depuis cinq minutes environ et laisse place à ceux produits par Sochaux. 30e : Maïga fait faux bond à  Ciani et Henrique, il frappe aux buts : la main ferme et déterminée de Carrasso préserve à nouveau le score.  A la 33e un coup franc est négocié par Plasil, il décale le cuir sur Ciani qui assène une frappe terrible… à côté des cages de Richert, complètement immobile sur le coup. 36e : Carrasso dévie à nouveau en corner une superbe frappe de Maïga dont il a hérité de Camara qui avait lui-même faussé compagnie à Sané sur le côté gauche. Tandis que Sochaux tente le tout pour le tout,  Bordeaux s’efforce de tenir son avantage au score (0-1) d’ici la pose que Mr Turpin finit par siffler.

 

 

Sochaux s’énerve et ruine ses espoirs

 

Le jeu reprend ses droits avec un remplacement pour Bordeaux, Jussiê est sorti sur blessure musculaire au profit de Nguemo qui vient en soutien de Sané à la récupération, Plasil a pris la place du brésilien à côté de Gouffran. Les girondins tentent de reprendre leur bonne percussion de la première période en jouant vite et court mais n’arrivent pas à bien finir leurs constructions. 51e : Maïga, dangereux, est parti en contre bien récupéré par Ciani, bon atout défensif. A la 52e Eric Hély procède à deux changements offensifs : il fait entrer Roudet et Privat à la place de Camara et Poujol. Dans la foulée Sané écope du premier carton jaune du match pour une faute sur Martin. 53e : Carlao reprend de la tête un centre de Boudebouz, mais surpris par son coéquipier, son geste est maladroit et passe au-dessus du cadre de Carrasso.  Maurice-Belay part seul à la 57e, il adresse une jolie frappe cadrée à ras de terre que Richert capte sans problème : l’idée et l’envie sont bien présentes. Malgré tout, Sochaux domine les débats en ce début de seconde période, elle veut égaliser et s’en donne les moyens ; Bordeaux reste en bloc défensif et attend son heure. La rencontre va basculer au cauchemar pour Sochaux à la 61e minute. Richert sort en corner une belle frappe d’Obraniak, lui-même servi par Gouffran qui s’est emparé du cuir au terme d’une remarquable joute en milieu de terrain. Le corner atterrit sur la tête de Henrique qui cadre parfaitement la balle mais Roudet la dégage de la main sur sa ligne de but : le pénalty est indiscutable. L’expulsion qui suit l’est aussi dans le règlement, mais cette « double peine » est un peu dure pour les « Lionceaux »… Maurice-Belay, l’ex-sochalien, se charge de transformer le pénalty en but qu’il place en pleine lucarne : 0-2. Bordeaux assoit un peu plus son avance mais le scénario de la rencontre tourne encore plus mal lorsque Maïga menace Mr Turpin et semble même l'insulter... L'arbitre n'hésite pas et expulse le meilleur buteur sochalien à la 64e, malgré l'intercession amicale de ses coéquipiers et même du girondin Maurice-Belay ! Le stade siffle cette décision arbitrale sévère mais légitime, Maïga aurait du garder son sang froid... 67e : Martin est à son tour averti pour un tacle assez rude sur Mariano : il ne faudrait pas que cela tourne au règlement de compte. A la 69e Gouffran est remplacé par Diabaté et Maurice-Belay, hué par le public sochalien, sort au profit de Saivet. Dès son entrée en jeu Diabaté oblige Lopy à écarter en corner une belle frappe. 70e : Sané lance Saivet dans l'axe, ce dernier crucifie Richert en inscrivant le troisième but des Marine et Blanc. Martin est remplacé par Doubai à la 71e. Sochaux essaie de revenir à la marque devant son public malgré sa cruelle désillusion. Le rythme de la partie est vraiment tombé depuis les deux cartons... 81e : Plasil et Trémoulinas combinent très bien, le centre du dernier est pour Diabaté qui loupe complètement sa reprise. Dans la foulée, une belle action similaire voit Trémoulinas centrer au cordeau à nouveau pour Diabaté qui manque encore l'immanquable ! Décidément ce grand joueur, par la taille, est bien maladroit... Bordeaux fait tourner le cuir, tandis que l'excellent Trémoulinas, qui semble souffrir, quitte le jeu à la 86e sans être remplacé puisque Francis Gillot a épuisé ses ressources humaines autorisées par le règlement. Peu après, Mr Turpin renvoie les adversaires aux vestiaires sur ce score sans appel de 0 à 3 pour Bordeaux.


Cette rencontre cauchemardesque pour les uns, fait le bonheur des girondins qui partent de Sochaux avec les trois points de la victoire. Bordeaux persiste à la 8e place avec 49 points tandis que Sochaux reste 19e avec 33 points et une défaite supplémentaire au goût amère.

Par Hélène Pérol
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 12:04

Actuellement 8e au classement avec 43 points, Bordeaux a besoin de gagner, surtout à domicile où elle s'est faite rattraper au score dans les dernières minutes par deux fois. Cette équipe est cyclothymique, capable du meilleur, surtout face à de "grosses écuries", comme du pire, elle ne semble pas capable de donner un jeu égal du début à la fin de ses matches. Il va lui falloir beaucoup de volonté et de rigueur pour l'emporter face à une formation phocéenne réellement aux abois.

 

En effet Marseille qui a pourtant ramené la Coupe de la Ligue qu'elle a gagnée contre Lyon (0-1), pointe seulement à la 10e place au classement de cette compétition avec 41 points. Elle donne vraiment du souci à son staff et ses supporters tant ses résultats sont médiocres en ce moment. Elle va donc vouloir faire un coup ce soir au stade Chaban-Delmas en mettant un frein à cette spirale négative, d'autant mieux face à ses "frères ennemis" que sont les girondins, dans ce que beaucoup appelle un des "clasicos" de ce Championnat.

 

L’équipe de Francis Gillot pour le FC Girondins de Bordeaux : Carrasso – Mariano, Henrique, Ciani, Trémoulinas – Obraniak, L.Sané, Plasil (cap.), Maurice-Belay – Gouffran, Jussiê. Les remplaçants : Olimpa, Chalmé, Marange, Traoré, Bellion, Diabaté, Saivet.

L’équipe de Didier Deschamps pour l’Olympique de Marseille : Mandanda (cap.)– Fanni, Mbia, Nkoulou, Morel – Valbuena, Diarra, Cheyrou – J. Ayew, Gignac, A. Ayew. Les remplaçants : Bracigliano, Azpilicueta, Traoré, Sabo, Kaboré, Brandão, Gadi.

 

 

Jussiê : le doublé !

 

Monsieur Tony Chapron, l’arbitre de la rencontre en donne le coup d’envoi devant environ 31400 spectateurs dans un stade Chaban-Delmas chaleureux où fleurit un magnifique tifo coloré dans le fameux virage sud réputé pour être le plus démonstratif. Il est à noter que Mr Dominique Dropsy, en bonne voie de guérison du cancer qui l’assaille, a participé au coup d’envoi du match. Ce dernier démarre d’ailleurs à « tambours battant » avec une attaque menée par Obraniak à la 30e seconde de jeu, il remet à Gouffran qui centre pour Jussiê dont la reprise trompe finalement Mandanda après deux tentatives. Ce but bordelais ne pouvait pas mieux tomber pour donner confiance à l’équipe qui tient le ballon en respect. 13e : Gouffran est au pressing sur Mbia qui se claque dans l’action de jeu, son remplacement par Azpilicueta ne se fait pas attendre. A la 17e J. Ayew part très vite en contre mais il est bien repris par Henrique, très vigilent ce soir, comme ses coéquipiers en défense. A. Ayew, bien parti aux abords de la surface s’écroule, vraisemblablement touché épaule contre épaule par un girondin, Mr Chapron ne bronche pas, tandis que le marseillais se plaint de la clavicule. La civière est appelée sur le terrain, mais Ayew se relève finalement, se fait soigner sur la touche et revient dans le jeu très vite… L’intensité du rythme de jeu a un peu baissé et Marseille qui subissait jusqu’alors, reprend un peu « du poil de la bête ». 27e : Ayew fait un joli festival à gauche, il obtient un coup franc bien placé que Valbuena, dangereux sur coup de pied arrêté, négocie d’une frappe directe : Carrasso la boxe des deux poings. A la 29e Mariano intercepte le ballon et part en contre, il centre dans sa course pour Plasil qui tire, c’est repoussé dans les pieds de Jussiê qui n’hésite pas et inscrit un joli doublé en fusillant littéralement Mandanda. Les phocéens, loin de se laisser abattre, tentent de réagir et poussent à l’image de Jordan Ayew qui percute bien au centre et frappe des 20 mètres… trop haut. Une bagarre éclate alors au milieu du terrain à la 34e minute qui vaudra aux deux protagonistes, A. Ayew et Sané, un carton jaune chacun. 37e : Trémoulinas reprend de volée un centre dévié de la tête, mais cela passe au-dessus des buts marseillais. Dans la foulée, les phocéens tentent vraiment le tout pour le tout : Gignac, que nombre de supporters marseillais décrient en raison de sa maladresse et de sa « lourdeur » dans le jeu, frappe un ballon en pivotant sur lui-même, le geste est joli mais Carrasso s’empare du cuir. 40e : Carrasso repousse tout d’abord fermement une belle reprise de volée de Gignac, puis ce dernier récupère la balle qu’il centre devant le but pour Jordan Ayew, l’attaquant loupe le cadre à 2 mètres des cages bordelaises ! Il faut rester attentif jusqu’à la fin de cette mi-temps pour ne pas laisser Marseille revenir au score. A la 45e Gignac, encore lui, se heurte au talent incontestable de Carrasso qui écarte le danger en corner à nouveau de ses mains fermes sur une splendide reprise de volée à bout portant du marseillais. Peu après Mr Chapron siffle la fin de la mi-temps sur ce score de 2 à 0 pour Bordeaux.

 

 

 

Marseille pousse toujours…

 

Le jeu reprend ses droits dans ce stade Chaban-Delmas, hélas abandonné par les supporters marseillais qui avaient fait le déplacement pour encourager leur équipe. Cette dernière aurait justement bien besoin d’eux dans les moments pénibles qu’elle traverse actuellement. Marseille, loin de se décourager, a pourtant montré son envie de revenir à la marque, c’est le talent de Cédric Carrasso qui l’en a surtout empêchée. Gignac est averti dès la 47e minute pour une faute sur Mariano qui partait en contre balle au pied. Sané commet une faute sur Morel à la 48e qui vaut un coup franc aux marseillais, Henrique éloigne bien le danger en corner grâce à une tête ferme et rassurante. Sur le contre suivant, Trémoulinas centre pour Maurice-Bellay devant le but marseillais mais Mandanda s’empare du ballon avant le girondin. Le match s’est bien emballé, les actions fusent de part et d’autres du terrain. Carrasso intervient coup sur coup à la 50e devant un centre de la droite de Jordan Ayew et à la 52e pour repousser au sol un superbe centre-tir, après une belle accélération de Jordan Ayew, encore lui. 53e : une belle combinaison entre Trémoulinas et Maurice-Belay se termine par un centre trop fort derrière les buts de Mandanda. A la 56e les efforts de Jordan Ayew vont enfin porter leurs fruits puisque ce dernier va logiquement réduire le score : il reprend de volée du plat du pied un corner mal repoussé par la défense bordelaise, et surprend la vigilance de Carrasso, 2-1. La physionomie du match a changé, Bordeaux joue bas et évolue en contre tandis que Marseille procède en attaque. 63e : Trémoulinas centre au second poteau pour Obraniak dont la reprise est devancée par une tête marseillaise en embuscade. Jussiê est averti pour une simulation dans la surface phocéenne à la 64e minute. A la 66e une jolie tête cadrée de Gouffran est repoussée par Mandanda, Jussiê avait bien suivi l’action, il aurait marqué si le portier marseillais ne l’avait pas fauché… le pénalty est indiscutable. Trémoulinas se présente face au portier phocéen qui se couche du bon côté et le dégage en corner ! Bordeaux aurait pu se mettre à l’abri, c’est dommage mais Mandanda a bien joué le coup. Didier Deschamps va procéder à ses deux derniers changements aux 68e et 75e : André Ayew sort au profit de Brandao puis Kaboré remplace Cheyrou. A la 81e Gouffran écope d’un carton jaune pour une faute sur Fanni. 85e : Francis Gillot décide de remplacer Gouffran, décisif ce soir, par Diabaté. Bordeaux souffre dans ces minutes restantes et doit craindre pour tenir le résultat final tant l’on sait qu’il est difficile pour cette équipe de rester attentive jusqu’au bout de ses matches ! Brandao prend un carton jaune pour avoir simulé un accrochage avec Enrique dans la surface bordelaise… le pénalty n’était en fait peut-être pas loin. Le temps additionnel est de 5 minutes qui vont paraître les plus longues… 90e+5 : Valbuena obtient un excellent coup franc aux 20 mètres de la surface girondine dont il se charge. Sa frappe, très bien brossée, oblige Carrasso à éblouir le stade d’une nouvelle et splendide parade réflexe en boxant le cuir des deux poings ! Mr Chapron renvoie les adversaires aux vestiaires sur ce score de 2 à 1 pour Bordeaux.

 

 

Les Marine et Blanc ont obtenu ce soir une victoire qui les laisse à la 8e place du championnat avec 46 points, tandis que Marseille, malheureuse encore, persiste à la 10e place avec 41 points. Bordeaux a été enfin réaliste avec ses deux occasions concrétisées en buts lors de la première période grâce à la pugnacité de Jussiê. Toutefois Marseille, qui ne va vraiment pas bien en ce moment, n’a pas démérité au cours de cette rencontre et aurait pu revenir au score sans la présence émérite de Cédric Carrasso, l’excellent portier girondin. Marseille n’a pas fait mentir l’histoire qui veut que Bordeaux soit son « mouton noir » à domicile depuis 36 ans dorénavant.

Par Hélène Pérol
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